On fait du bénévolat d'abord pour être utile aux autres. C'est la raison citée par 85 % des bénévoles en 2026, devant d'autres motivations :
- la cause défendue (61 %)
- l'épanouissement personnel (42 %)
- le plaisir d'appartenir à une équipe (36 %)
- l'envie d'acquérir des compétences (28 %)
Ces chiffres viennent du baromètre de Recherches & Solidarités, publié en 2026. Le bénévolat concerne 13 à 13,5 millions de personnes en France. Cela représente un quart des 15 ans et plus. Aucun âge minimum ni diplôme n'est exigé pour commencer.
Ces motivations comptent aussi pour les organisations qui cherchent du renfort, de l'association de quartier à l'équipe de campagne. Comprendre pourquoi les gens s'engagent aide à mieux gérer des bénévoles, du premier contact au départ.
Quelles sont les motivations des bénévoles ?
Les bénévoles s'engagent surtout pour les autres, puis pour eux-mêmes. Les deux registres se cumulent chez une même personne.
| Motivation déclarée | Part des bénévoles |
|---|---|
Être utile et agir pour les autres | 85 % |
La cause défendue par l'association | 61 % |
L'épanouissement personnel | 42 % |
Appartenir à une équipe | 36 % |
Acquérir des compétences | 28 % |
La reconnaissance sociale | 19 % |
Source : Recherches & Solidarités, La France bénévole 2026, baromètre d'opinion de 3 749 bénévoles.
Le bénévolat se vit d'abord comme une façon d'agir. 73 % des bénévoles y voient « une manière d'agir concrètement » à leur niveau. Un sur trois (35 %) le décrit aussi comme un engagement militant, surtout parmi les moins de 34 ans.
Quels sont les bienfaits du bénévolat ?
Le bénévolat apporte du lien social et des compétences reconnues.

- Du lien social : les contacts et les échanges sont la première satisfaction, citée par 68 % des bénévoles.
- Le sentiment d'agir : 61 % apprécient avant tout d'être dans l'action.
- Des émotions positives : 77 % associent leur engagement à la joie, 70 % à la fierté.
- Des compétences reconnues : l'expérience bénévole peut déboucher sur un diplôme, par la validation des acquis de l'expérience.
Source : Recherches & Solidarités, 2026 ; associations.gouv.fr pour la validation des acquis.
Le bénévolat compte aussi dans un parcours professionnel. Le guide officiel du bénévolat rappelle qu'une expérience bénévole se valorise sur un CV ou en entretien d'embauche. Les établissements d'enseignement supérieur doivent en outre reconnaître l'engagement associatif de leurs étudiants.
Ces bienfaits dépendent de l'accueil et de l'ambiance de l'organisation choisie. Mieux vaut tester avant de s'engager sur la durée.
Qui peut faire du bénévolat, et à quel âge ?
Tout le monde peut faire du bénévolat, sans âge minimum légal. La loi fixe seulement un seuil de 16 ans pour diriger une association sans l'accord de ses parents.
On lit souvent qu'il faut avoir 16 ans pour être bénévole. C'est inexact. La loi de 1901 dispose que « tout mineur peut librement devenir membre d'une association ».
Les étapes se lisent par âge :
- Dès 11 ans, un groupe de jeunes peut monter son propre projet en Junior Association, un dispositif ouvert jusqu'à 18 ans.
- Avant 16 ans, un mineur peut adhérer et agir. Il lui faut l'accord écrit de ses parents pour créer ou administrer une association.
- À partir de 16 ans, il peut créer ou administrer une association librement. Ses parents en sont informés sans délai.
- De 16 à 25 ans, il peut aussi s'engager en Service civique, qui relève du volontariat.
Pour un bénévole mineur, France Bénévolat recommande une autorisation parentale écrite, même quand la loi ne l'exige pas.
Chez les jeunes, 28 % des 15-30 ans font du bénévolat au moins une fois par mois (INJEP, 2025). C'est aussi le cas de 25 % des 15-17 ans.
Il n'existe pas non plus d'âge limite. 28 % des 65 ans et plus sont bénévoles en association (Recherches & Solidarités, 2026).
La situation professionnelle n'est pas un obstacle. Une personne au chômage peut être bénévole sans perdre ses indemnités, sous certaines conditions. Le guide officiel du bénévolat les détaille.
Bénévolat ou volontariat : quelle différence ?
Le bénévole donne son temps sans contrat ni rémunération. Le volontaire signe un contrat d'engagement, pour une durée fixée, et perçoit une indemnité.
| Critère | Bénévolat | Volontariat (Service civique) |
|---|---|---|
Lien juridique | aucun contrat, aucun lien de subordination | contrat d'engagement |
Argent | aucune rémunération, frais réels remboursés | indemnité |
Durée | libre, arrêt possible à tout moment | 6 à 12 mois |
Âge | aucun minimum légal | 16 à 25 ans, 30 ans en situation de handicap |
Temps donné | quelques heures, au rythme choisi | durée et volume horaire définis |
Texte de référence | avis du Conseil économique et social de 1993 | loi du 10 mars 2010 |
Verdict : le bénévolat laisse une liberté totale, sans contrepartie financière. Le volontariat demande un engagement plus fort, en échange d'une indemnité.
Au-delà de 25 ans, le volontariat associatif prend le relais, pour une durée de 6 à 24 mois. Le bénévolat, lui, n'a ni durée minimale ni procédure de départ.
Quels sont les différents types de bénévolat ?
Le bénévolat varie selon son rythme et selon ce que l'on apporte.
- Le bénévolat régulier : 10 % des Français donnent du temps chaque semaine à une association (Recherches & Solidarités, 2026).
- Le bénévolat ponctuel : 6 % s'engagent seulement pour un événement ou une période précise.
- Le bénévolat de compétences : un professionnel met son métier au service d'une cause. C'est une façon de donner de son expertise sur son temps libre.
- Le bénévolat militant : donner du temps à un parti ou à un syndicat.
Militer est aussi une forme de bénévolat. Tracter pour une liste municipale ou préparer des élections professionnelles, c'est donner du temps sans être payé. Parmi les bénévoles associatifs, 5 % ont aussi un engagement politique et 3 % un engagement syndical (Recherches & Solidarités, 2026).
Quelles valeurs porte un bénévole ?
Aucune liste officielle ne fixe les valeurs du bénévole. La définition de référence, posée par le Conseil économique et social en 1993, en contient pourtant trois :
- La liberté : on s'engage librement, et on peut arrêter à tout moment.
- La gratuité : l'action n'est pas salariée.
- L'attention à autrui : l'action est tournée vers les autres, en dehors du temps professionnel et familial.
Chaque organisation y ajoute les siennes dans sa charte, comme le respect des personnes ou la discrétion.
Comment faire du bénévolat ?
Commencez par une cause qui vous tient à cœur et une mission courte. Le reste s'apprend sur place.
Étape 1 : Choisissez une cause
Prenez-en une qui vous parle vraiment, près de chez vous ou à l'échelle nationale.
Étape 2 : Estimez votre temps disponible
Comptez par semaine ou par mois, sans le surestimer.
Étape 3 : Cherchez une mission
Consultez les plateformes de bénévolat ou les associations proches de chez vous.
Étape 4 : Contactez directement l'organisation
Un appel ou un passage sur place vaut mieux qu'un formulaire.
Étape 5 : Commencez par une mission courte
Testez avant de vous engager davantage.
Inutile de disposer de beaucoup de temps. 34 % des bénévoles donnent quelques heures chaque mois, selon France Bénévolat et IFOP (2025). Une mission de deux heures par mois reste une vraie contribution.
Pour être orienté, France Bénévolat propose aussi un accompagnement humain. Son réseau compte 180 centres et relais, selon associations.gouv.fr.
Pour militer, la démarche est plus directe. La charte de la Réserve civique exclut les associations politiques et les organisations syndicales de JeVeuxAider.gouv.fr. Contactez donc la section locale du parti ou du syndicat, ou venez à l'une de ses réunions.
Ce que ces motivations changent pour une organisation qui recrute
Pour une organisation, ces motivations forment un cahier des charges. Elles disent quoi proposer pour attirer des bénévoles, puis les garder.
Montrer l'utilité - 85 % s'engagent pour être utiles : rendez le résultat de chaque mission visible.
Offrir une équipe - 36 % viennent aussi pour le groupe : évitez les missions solitaires, sans contact avec les autres.
Assouplir les formats - 18 % des non-bénévoles demandent des horaires adaptés, 14 % des missions à durée limitée (France Bénévolat et IFOP, 2025).
Le premier déclencheur reste la demande directe. 29 % des non-bénévoles s'engageraient si un bénévole les sollicitait personnellement (France Bénévolat et IFOP, 2025).

Les bénévoles en poste disent aussi ce qui leur manque. Ils attendent d'abord l'aide d'autres bénévoles (27 %), puis de la formation (24 %), selon Recherches & Solidarités (2026).
En campagne, le soutien qui signe une pétition attend une action précise, près de chez lui. Dans une section syndicale, proposez d'abord une mission courte à un collègue, plutôt qu'un mandat.
Reste à recruter en s'appuyant sur ces motivations plutôt que sur vos seuls besoins.
Pour proposer à chacun des actions adaptées à ses disponibilités, découvrez la plateforme bénévoles de Qomon.
Sources
- La France bénévole 2026, 21e édition, Recherches & Solidarités, 2026
- Communiqué de presse La France bénévole 2026, Recherches & Solidarités, 2026
- La Validation des acquis de l'expérience bénévole (VAEB), associations.gouv.fr, 2026
- Le guide du bénévolat 2024-2025, ministère chargé de la vie associative, 2025
- Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, article 2 bis, Légifrance, 2017
- Junior Association, Réseau national des Juniors Associations, 2026
- Guide : Être jeune et s'engager dans la vie associative, France Bénévolat, 2017
- État d'esprit et engagement des jeunes en 2025, baromètre DJEPVA, INJEP et CRÉDOC, 2025
- Code du service national, article L120-1, Légifrance, 2026
- Loi n° 2010-241 du 10 mars 2010 relative au service civique, Légifrance, 2010
- Bénévolat en 2025 : un nouvel élan à construire ensemble, synthèse du baromètre France Bénévolat et IFOP, 2025
- Mobiliser de nouveaux bénévoles, associations.gouv.fr, 2026
- Charte de la Réserve civique, JeVeuxAider.gouv.fr, 2026






